CERVEAU et TDA/H

CERVEAU et TDA/H

Le développement et le fonctionnement cérébraux des personnes ayant un TDAH sont différents de trois façons principales :

  • Anatomie et maturation cérébrales ;
  • Maturation de la connectivité neuronale fonctionnelle dans le cerveau ;
  • Dynamique des communications électrochimiques dans le cerveau.

Anatomie et maturation cérébrales

Retard dans la maturation de certaines zones du cortex importantes dans la gestion cognitive

  • Épaississement du cortex : retard de 3 ans ;
  • Augmentation de la surface du cortex : retard d’au moins 2 ans.

Certaines personnes rattrapent ce retard développemental.

Réduction de la matière grise 

Diminution de la matière grise dans plusieurs zones cérébrales essentielles au contrôle de l’attention, à la régulation des émotions et à la motivation.

C’est un trait durable, même lorsque le sujet ne répond plus aux critères diagnostiques de TDAH à l’âge adulte.

Retard de maturation dans les régions corticales cérébrales

Tissu cortical significativement plus mince, particulièrement dans les régions corticales temporale et limbique (moyenne et inférieure), zones qui jouent un rôle important dans la mémoire, le langage et les émotions.

Retard dans le développement et la maturation des structures sous-corticales

Tendance à avoir un volume plus faible pour une variété de structures sous-corticales comme le noyau accumbens, l’amygdale et l’hippocampe.

Tendance à avoir un volume intracrânien global plus faible

Différences dans la structure de la substance blanche

Diminution de la cohérence de la substance blanche.

C’est un trait persistant, même lorsque la personne adulte ne répond plus aux critères diagnostiques de TDA/H.

Maturation de la connectivité fonctionnelle dans le cerveau

Il existe différents types de réseaux cérébraux parmi lesquels :

  • Le réseau en mode par défaut qui se concentre principalement sur les pensées et les rêveries propres à un individu ;
  • D’autres réseaux qui se concentrent davantage sur le traitement de l’information provenant de l’extérieur de l’individu afin de se concentrer sur diverses tâches externes.

Dans le TDA/H, on observe un retard de maturation dans la connectivité fonctionnelle entre le réseau en mode par défaut et les réseaux se concentrant davantage sur des tâches externes.

Connectivité active réduite entre le cortex cingulaire postérieur et le cortex préfrontal médian

Ces deux régions sont importantes pour la coordination des activités cérébrales de gestion.

La connectivité est normale chez les personnes dont les symptômes du TDAH ont disparu.

Problèmes d’équilibre concurrentiel entre des réseaux fonctionnels

  • Difficulté à sortir du réseau en mode par défaut pour se concentrer de façon constante sur des tâches externes ;
  • Difficulté à créer et maintenir l’activation de leurs réseaux permettant d’être focalisés sur des tâches (retour fréquent en mode par défaut malgré les efforts de concentration).

Dynamique des communications électrochimiques dans le cerveau

Les neurones communiquent entre eux au niveau des synapses par l’intermédiaire de messagers chimiques, les neurotransmetteurs.

Chaque fois qu’un signal électrique parvient jusqu’à une synapse, le neurone émetteur libère des neurotransmetteurs afin de transmettre le message au neurone récepteur voisin.

Le neurotransmetteur est ensuite dissipé dans la synapse ou ramené dans le neurone émetteur par des protéines appelées transporteurs.

Le TDAH altère la communication électrochimique dans le cerveau.

La recapture du neurotransmetteur est parfois trop rapide

Le neurotransmetteur ne se connecte pas suffisamment avec les récepteurs post-synaptiques pour faire avancer le signal.

Le méthylphénidate et les amphétamines ralentissent la recapture par les transporteurs de quelques fractions de secondes afin d’améliorer les chances d’une bonne connexion avec les récepteurs postsynaptiques.

La force du signal neuronal peut être insuffisante

Le message n’est pas transmis à travers la synapse.

La dextroamphétamine ralentit la recapture et entraîne une augmentation de la quantité de neurotransmetteurs libérés, ce qui peut faciliter un signal plus fort.

Source

 

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *